Cappuccino from Pâtisserie Cyril Lignac

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C’est aujourd’hui un article différent des autres que je vous propose. J’ai un ami qui a une plume remarquable, véritablement passionné par la gastronomie, jeune papa donc pas le temps de tenir un blog mais cela n’empêche que de temps à temps, il aime partager ce qu’il goûte, j’avais donc envie de vous faire partager ses écrits.

Jean-Philippe Marsan nous livre donc aujourd’hui sa vision du Cappuccino de Benoit Couvrand :

Cappuccino_La_Patisserie_Cyril_Lignac-2

En pâtisserie ou en boisson, le café n’a jamais été ma tasse de thé. Comme je ne suis pas à un paradoxe près, je me suis rendu à la pâtisserie de Cyril Lignac pour faire connaissance avec le Capuccino, l’une des dernières créations de Benoît Couvrand.

J’entre dans la boutique et me retrouve face au fameux entremet, élégamment décliné en bûche pendant la période des fêtes. En me penchant au-dessus de la vitrine, je jurerais que l’Equinoxe, le baba au rhum ou encore l’éclair au caramel beurre salé me font de grands signes mais ne nous dispersons pas. Au moment de payer, je tends machinalement ma carte bleue au vendeur qui me répond d’un air gêné qu’on ne prend la carte qu’à partir de 10 euros. « Parfait ! Rajoutez-moi un cookie. » Mais le problème reste entier : ça ne fait toujours pas 10 euros. Je feins l’agacement et lui répond « Mais… vous ne pouvez pas faire vos pâtisseries à 7 euros pièce comme Christophe Michalak et Christophe Adam ? ! » Le jeune homme esquisse un sourire complice et me répond pudiquement que ce n’est pas le genre de la maison.

De retour à la maison, je sors le Capuccino de son écrin. Avant d’y goûter, j’observe son aspect velours qui semble vouloir me chuchoter « T’inquiète pas, ça va bien se passer… » J’y vais mais j’ai peur. Je vois ma cuillère emporter plusieurs couches d’un travail d’orfèvre. Mousseuse. Crémeuse. Je porte le tout en bouche et retiens mon souffle en me préparant à encaisser l’attaque amère du café. Mais les premières notes sont si délicates qu’elles m’invitent à donner plus d’ampleur à cette première bouchée. Le café est bien présent mais ses intentions sont pacifiques. Il s’exprime dans un registre réconfortant, onctueux et léger à la fois. Bien qu’elle joue le premier rôle, l’infusion de café qui compose la mousse a été soigneusement dosée pour donner la parole à un crémeux caramel ainsi qu’à une crème légère au mascarpone. Cet harmonieux trio repose sur un moelleux biscuit amande. C’est bluffant et délicieusement cohérent.

De cette dégustation du Cappuccino, je garde une question sur le bout de la langue : What else ?

 

Merci à Jean-Philippe de nous avoir fait partager cette dégustation, je pense que l’on peut tous filer déguster ce fameux Cappuccino !

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4 commentaires

  1. Une si belle création décrite si joliment ‘ on en voudrait encore et encore. Le gâteau se déguste là avec la plume.

    Merci Jean Philippe de nous avoir fait decouvert avec tant de plaisir le capuccinno de Benoît Couvrant .

    1. Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce premier article. Entre Thierry Marx et Yann Couvreur qui ouvriront prochainement leur propre boutique, les occasions d’écrire ne vont pas manquer.

      Bonne journée !

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