Le paradis décrypté : un Tea time au Plaza Athénée chez Christophe Michalak

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Un temps pluvieux, un jour férié et une soudaine envie d’aller prendre un gouter au Plaza Athenée. J’ai alors découvert que le paradis existait, il se trouve au 25 avenue Montaigne.

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J’arrive dans le hall, émerveillé par la beauté du lieu, nous sommes accueilli parfaitement, la galerie est sublime, le service au petit soin sans en faire trop, juste ce qu’il faut, avec beaucoup de classe et d’attention, nous sommes alors dans les meilleurs conditions pour s’attaquer aux gourmandises crées par Christophe Michalak et son équipe.

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Voici la carte, on opte pour le gouter by Michalak : un seul pour deux accompagné d’une seconde boisson chaude. Le temps entre la commande et l’arrivée des douceurs nous laissent le temps d’apprécier l’ambiance, d’humer les odeurs qui nous entourent, de ce relaxer grâce à ce fond musical très apaisant.

Vint alors le superbe présentoir à 3 étages, le chocolat chaud de la manufacture ducasse dans une superbe chocolatière et le thé dans une théière en métal argenté des plus raffiné, me voilà comme un enfant devant le dernier vaisseau de Star Wars.

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Vous en salivez, je ne vous fait plus attendre et vous énonçe une à une ce que sont ces douceurs imaginées par Christophe Michalak et son équipe.

Pour commençer tout en haut se trouve 2 « burgers » :

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Burger Pistache fruits rouges :

Le 1er se compose d’une biscuit meringué à la pistache, d’un insert de fruits rouges et d’une crème légère à la pistache, le tout enrobé d’une coque de chocolat blanc.

L’ensemble est très intense en pistache, la vraie, pas la chimique de supermarché, les textures sont plutôt fondantes pour laisser s’exprimer pleinement la pistache qui persiste très longtemps en bouche grâce aux petits éclats se logeant agréablement entre les dents. On pourrait reprocher que les fruits rouges passent un peu inaperçu mais cela s’explique par l’intensité des arômes de pistache que l’on retrouve uniquement dans des pâtisseries d’exception et dont cette bouchée fait clairement partie.

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Le second burger : Fraise-rhubarbe-fleur d’oranger 

Cette bouchée est un véritable voyage à elle seule : toujours cette même texture plutôt fondante mais ici, une attaque en bouche fruitée pour peu à peu laisser place à la fleur d’oranger et aux éclats d’amandes qui nous transportent immédiatement en Orient grâce à un superbe équilibre de saveurs.

Attaquons maintenant l’étage intermédiaire :

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La fameuse Religieuse au caramel beurre salé de Christophe Michalak :

Un pari osé que de reproduire son dessert signature en miniature, tout en gardant l’équilibre ayant fait la notoriété de sa version originale.

Le pari est pourtant tenu, une bouchée au caramel comme on aurait eu du mal à l’imaginer : peu sucré laissant place aux arômes de beurre salé, de caramel et de produit laitiers qui forment un ensemble très aromatique et complexe procurant une véritable émotion.

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Le millefeuille en version mini :

Une pâte feuilletée caramélisée rappelant le palmito, très croustillante, une crème hyper vanillé, je n’avais jamais eu l’occasion de découvrir un parfum de vanille si intense ( un peu trop à mon goût, tirant même sur l’amertume de par la concentration à vanille mais à découvrir pour les passionnés de vanille ) loin de la douceur enfantine que l’on connait. J’ai trouvé également le feuilletage un peu sucré mais surement dû à la taille de la bouchée qui ne permet de retranscrire l’équilibre du millefeuille Plaza version originale.

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Tartelette Fraise des bois : 

Un des très grands moments de cette dégustation : une pâte sablée friable, peut-être un fond de crème d’amande, une crème citron, des fraises d’exception. Tous ces éléments pour au final ne laisser place qu’à la fraise des bois, elle-seule, la magnifier, la laisser s’exprimer et transmettre toute la saveur qu’elle peut dégager en une bouchée, des arômes citronnées qui viennent la laisser s’épanouir sur nos papilles encore plus longtemps pour notre plus grand plaisir.

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Le macaron chocolat-menthe :

Encore une bouchée qui m’a marqué : la peur du macaron trop sucré n’était pas justifiée, on a une coque mi-craquante, mi-moelleuse au bon parfum d’amande, un confit de menthe très intense au vert étincelant ( la photo ne retranscrit pas la couleur comme il se doit ) et une ganache montée chocolat pour donner un ensemble peu sucré, plein de fraicheur où aucune des saveurs n’écrasent l’autre, créant un superbe équilibre entre la menthe, le chocolat et l’amande, effaçant les souvenirs de l’after-eight saturé en sucre et nous réconciliant définitivement avec l’accord menthe chocolat.

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Merveilleux verveine-fruits rouges : 

Un socle de meringue, un confit de fruits rouges, une chantilly à la verveine.

Les arômes de verveine et de fruits rouges arrivent vite en bouche, amenant beaucoup de fraicheur, mais laissent rapidement place à la meringue très fondante et au côté sucré de cette dernière avec lequel j’ai peu d’affinité.

Passons maintenant au dernière étage : les verrines.

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Pannacotta fruits-rouges :

Une simple pannacotta dans ce genre d’établissement, du foutage de gueule ? Justement non et c’est une des révelations de ce goûter et la force des très grands, Michalak en fait évidemment parti, il le prouve, c’est très simple mais c’est parfait : la texture est à l’image de l’endroit : irréprochable, on sent les arômes laitiers d’une crème de très grande qualité, grasse au possible, mais le coulis apporte la vivacité nécessaire pour faire que cette verrine est véritablement jouissif.

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Tiramisu griottes-menthe et matcha : 

Une compotée de griottes, un biscuit cuillère imbibé au jus de fruits rouges, une crème mascarpone menthe et matcha. Le tout est très léger en bouche, gardant la mâche des morceaux de griottes entières, enrobant le palais de la fraicheur de la menthe, le matcha apportant sa complexité, dépaysement assuré avec cette délicieuse verrine qui m’a également scotchée.

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Mousse au chocolat, confit praliné, croustillant sans gluten : 

C’est bon, ca croustille, le riz soufflé ramène en enfance, la texture est parfaite, on a envie d’y replonger la cuillère mais on aurait peut-être souhaité que les arômes de chocolat soient plus marqués même si on est tout de même obligé d’avouer que c’est terriblement addictif.

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Le chocolat Chaud de la Manufacture : 

Un must sans aucun doute, le meilleur que j’ai jamais gouté : une sorte de ganache liquide est servi puis le serveur le complète avec la quantité de lait que l’on souhaite, ce qui permet d’obtenir une consistance au goût de chacun : plus ou moins veloutée mais toujours avec les mêmes arômes de ce très grand chocolat crée par Alain Ducasse, d’une puissance remarquable, un véritable breuvage d’exception qui fait comprendre à n’importe quel gourmet ce qu’est vraiment le chocolat et tous les plaisirs qu’il peut apporter.

On a également droit à deux barres de chocolat au grué de cacao caramélisé de la manufacture procurant le même plaisir, tout aussi puissant et excellent.

L’addition dans tout ça : 58 euros pour le goûter avec un thé et un chocolat chaud, c’est très honnête, ça en vaut clairement la peine.

Christophe Michalak, on l’appreçie ou pas, on peut être agacé par son côté marketing, mais ce qu’il fait est très bon, très beau, l’émotion est présente, vous pouvez y aller les yeux fermés, le service est également parfait, tout est magique, je n’ai vraiment rien à redire.

Je tiens à dire que ce billet n’est pas sponsorisé, j’ai payé l’addition comme tout le monde, et mon enthousiasme est entièrement dû au fabuleux moment que j’ai pu vivre, merci à toute l’équipe du Plaza Athenée.

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Je suis également reparti avec un part de marbré, et une kouign aman :

J’ai peur que les habitués du Shangri-là soient décus par le marbré, un peu fade à mon goût. Heureusement, c’est assaisonné avec une délicieuse pâte à tartiner pralinée croustillante sur le dessus qui le rend très gourmand, mais il reste en dessous du Must de François Perret. Par contre, la kouign amann, est à tomber par terre, pas trop sucrée, bien beurrée, dense, fondante, croustillante à l’extérieur, du rêve à l’état pur.

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